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« La transmission des savoirs et la valorisation de l’Institution police sont des choses qui me sont chères »

© ENSP

Une partie des élèves de la 70e promotion des commissaires de police est actuellement en stage « d’adaptation à l’emploi ». Une semaine ponctuée de rencontres et d’échanges. Hier, 4 anciens élèves issus de la 69e promotion sont intervenus pour transmettre leurs conseils et bonnes pratiques aux futurs nouveaux chefs de service. Nous sommes allés à la rencontre de Charlotte HUNTZ.

Depuis juillet 2019, elle est à la tête du service judiciaire du 8e  arrondissement de Paris. Au sein de la 70e  promotion, 7 élèves vont très prochainement occuper l’équivalent de ce poste, (leur formation prendra fin le 26 juin prochain) elle a accepté de leur délivrer quelques précieux conseils et de répondre à nos questions :

Vous intervenez aujourd’hui en stage pour les élèves issus de la promotion qui suit la vôtre, quel message leur avez-vous livré ?

Ces échanges d’expériences permettent de faire le point sur les incontournables lorsqu’on arrive en service. Ce à quoi il faut penser, comme par exemple, la bonne gestion du circuit des scellés ou les mesures relatives à la détention des personnes… Mais je voulais aussi beaucoup insister sur le volet management qui constitue une part importante de notre métier. Pour avoir participé à ce stage de l’autre côté du banc l’an dernier, les conseils sur la nécessité de prendre du recul et de prendre le temps avant de révolutionner un service sont précieux. Il est important de garder ça en tête. Il faut savoir se reposer sur les gens qui sont là. Le bon fonctionnement d’un service judiciaire repose sur l’impulsion donnée par le chef de service mais aussi et surtout sur le travail des enquêteurs qu’il faut valoriser. Notre rôle est de donner l’envie et la motivation.

Racontez-nous votre première année en poste

La première année doit être l’occasion de dresser les grands équilibres du service et de mettre en œuvre les réformes à engager si nécessaire. En un an, nous sommes encore jeunes sur le poste, on arrive à peine à prendre la mesure de ce qu’est un chef de service, en terme de management notamment. En plus de cela, il y a l’apprentissage de la matière judiciaire relative à la sécurité publique qui est extrêmement riche et variée. Nous sommes directement plongés au cœur de l’action.

J’ai moi-même été très vite prise dans une première année très intense. Lors de mon premier jour je suis arrivée à 8h45 au bureau, à 8h47 l’alarme incendie se déclenchait avec dans nos bâtiments 12 détenus et l’ensemble du personnel. Il a fallu gérer. Cela illustre bien que l'on est immédiatement confronté à la réalité du terrain. Il faut savoir réagir dans l’urgence. Et, encore une fois, il faut savoir investir la posture de chef de service, tout en se reposant sur les compétences et connaissances des équipes.

Vous donnez également des cours à Sciences Po, la transmission est une nouvelle vocation ?

(Charlotte sourit et fait oui de la tête).

On me l’a proposé en tant qu’ancienne étudiante ; je donne des cours non pas à la « prépa commissaire » mais au niveau Master. Ce sont des étudiants intéressés par le thème de la sécurité publique, je viens éveiller leur curiosité et parfois susciter des vocations en leur faisant découvrir le milieu police.  Délivrer des cours opérationnels, palper réalité du terrain… Ces échanges sont très importants pour moi aussi. En plus de nous faire prendre le temps de réfléchir à l’élaboration de politiques publiques de sécurité, la confrontation avec le milieu universitaire permet d’entrevoir parfois des améliorations dans son propre service.

Où trouvez-vous le temps pour faire tout ça ?

C’est une vraie gymnastique mais c’est important pour mon équilibre personnel et professionnel. Il faut aussi savoir prendre soin de soi ! La transmission des savoirs et la valorisation de l’Institution police sont des choses qui me sont chères. Tant que mon emploi du temps me le permet je continuerai à donner des cours !

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