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Remise du code de déontologie : les élèves de la 69e promotion ont leur intégrité entre les mains

© ENSP

C’est un rendez-vous incontournable de la formation des commissaires de police.

La remise du Code de déontologie de la Police et de la Gendarmerie nationale aux élèves de la  69e  promotion s’est tenue le 13 septembre dans le cadre très solennel de la salle d’honneur de l’ENSP. A cette occasion, Mme Marie-France MONÉGER, cheffe de l'IGPN a rappelé aux futurs grands cadres de la police nationale toute l’importance des règles et des devoirs moraux qui incombent à leur future fonction.

A l’issue d’une journée entièrement consacrée à la déontologie, les élèves ont donc pu recevoir des mains de M. Luc Presson, Inspecteur général de la Police Nationale et Directeur de l’ENSP et de Mme Marie-France MONEGER, le fameux vade-mecum  bleu avec comme consigne d’en faire bon usage. A n’en pas douter, l’instant restera gravé dans les mémoires.

 

 

« Le sens du service public, valeur cardinale de la Police nationale »

Interview de l'élève-commissaire Julien Laurençon

 

Quelles sont, selon vous, les principales valeurs que porte la Police nationale?  

« Pour moi, la valeur cardinale de la police nationale est le sens du service public. De cette valeur découle toutes les autres, le dévouement, le courage, la loyauté. En tant que policiers,

nous sommes les garants de la sécurité de nos concitoyens et leurs premiers interlocuteurs quand ils sont confrontés à des situations dramatiques. C’est ce sens du service public qui garantit les bonnes relations entre la police et la population. De la même manière, notre approche de la délinquance est conditionnée par cette valeur. Le policier ne poursuit pas le criminel pour des raisons personnelles, il le fait car il est l’incarnation du rôle protecteur de l’état envers le peuple et l’instrument de la justice rendue au nom de ce dernier» .

 

Ont-elles été une motivation dans votre projet d'intégrer la Police nationale?

« Oui, sans hésitation. Si d’autres métiers requièrent indéniablement un engagement auprès des autres, celui de policier est à mes yeux celui qui incarne au mieux ces valeurs. Du rêve d’enfant à l’engagement pris en rentrant dans la police, c’est l’extraordinaire diversité dans les rapports humains qui m’a le plus attiré» .

 

 La déontologie est-elle, selon vous, un outil de management pour le commissaire?

« Le policier n’est pas un citoyen comme les autres. Il est dépositaire du monopole de l’État à exercer la violence légitime. Il dispose de pouvoirs et de prérogatives exorbitants. Or le pouvoir ne peut aller sans contrôle et doit surtout s’accompagner d’un sens aigu des responsabilités qu’il implique. Le nouveau code de déontologie commun à la PN et à la GN a cet immense avantage de résumer et de fixer des règles simples, claires et qui résument parfaitement les différentes obligations légales et réglementaire des policiers. Il permet de fixer un cadre lisible tant à l’action des personnels que l’on encadre qu’à la hiérarchie dont les obligations sont d’ailleurs rappelées dès les premiers articles. De plus, ce nouveau code a su intégrer les évolutions de la société et s’adapter à certaines pratiques professionnelles. Je pense notamment à l’intégration des réseaux sociaux dans le devoir de réserve, mais aussi à la définition enfin assumée d’un cadre clair pour les palpations de sécurité» .

 

Comment faire en sorte que la déontologie soit intégrée et respectée par les agents?

« Au premier abord, on constate souvent une réticence « folklorique » des personnels à l’évocation de la déontologie. Pourtant, quand j’ai eu dans mes anciennes fonctions d’officier à former des personnels à l’appropriation du nouveau code de déontologie, j’ai pu constater que les principes qu'il énonçait étaient parfaitement intégrés. Tel monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir, les fonctionnaires de police suivent la déontologie sans y prêter attention dans leurs pratiques quotidiennes. La déontologie n’impose rien que le bon exercice du métier n’implique déjà par lui-même. Il est vrai toutefois que la dureté de la profession peut éroder ces bonnes pratiques, de mauvaises habitudes peuvent être prises. La hiérarchie doit alors jouer pleinement son rôle et rappeler autant que nécessaire les valeurs et les principes déontologiques qui doivent guider notre action. Veiller à la bonne condition de ses subordonnés, pour un chef de police, c’est aussi s’assurer qu’ils ne franchiront pas des limites d’où ni eux ni l’institution ne sortiront indemnes » .

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